Relations presse

Cameroun

Si la cible est essentielle pour toute communication, la maîtriser l’est davantage. Le Cameroun est –il une de vos cibles ou simplement votre cible, trouvez ci-dessous des éléments clés pour une communication efficiente et réussie dans ce pays où la communication est en pleine effervescence. Situation économique et politique, état de la presse, médias principaux, découvrez toutes les spécificités des relations presse au Cameroun.

SOMMAIRE

Présentation générale

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale. Doté d’une superficie de 475 442 Km², il est frontalier à six autres pays : le Tchad, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Nigéria. Grâce à sa population de 26 millions d’habitants (la plus grande de sous-région), sa diversité culturelle, son ouverture sur l’océan Atlantique et son énorme potentiel économique, le Cameroun est la première économie de cette sous-région, et lui sert de vivrier.
Ex pays sous protectorat Allemand (1984-1917), puis territoire sous tutelle de la France et de la Grande-Bretagne (1917-1945) et sous mandat de l’ONU (1945-1960), le Cameroun a acquis son indépendance de la France en 1960, et de la Grande Bretagne en 1961. Les deux pays s’étant divisé l’administration du Cameroun, à leur départ, les autorités locales consentent à mettre en place une République fédérale avec deux Etats fédérés le Cameroun oriental (francophone) et le Cameroun occidental (anglophone). En 1972, à la suite d’un référendum, les deux Etats s’unissent et forment la République unie du Cameroun qui deviendra par la suite République du Cameroun. Sa capitale est Yaoundé, et la ville des affaires Douala.
Du fait de ce passé colonial, le Cameroun est un pays bilingue qui compte deux langues officielles, le français et l’anglais. Sur la répartition du territoire, cet ancrage est aussi visible à travers une partie du pays composée majoritairement de populations francophones (8/10 régions) et une autre constituée principalement d’anglophones (2/10). Depuis 2016, la partie anglophone se disant marginalisée par les politiques de développement mises en place par le gouvernement est en proie à une crise sécuritaire, née des revendications de groupes sécessionnistes. Le calme y revient depuis la tenue du Grand dialogue national organisé en octobre 2019 et grâce à la mise en œuvre des réformes réclamées par les leaders anglophones.

Etat de la presse

Cameroun

La promulgation de la loi du 19 décembre 1990, sur la liberté de communication sociale au Cameroun, adossée à la constitution de 1996 a ouvert un boulevard d’expression à la presse camerounaise. Depuis ce temps, et malgré les restrictions gouvernementales, l’univers médiatique camerounais est bouillonnant. En 2021, pas moins de 300 titres de journaux y sont recensés, pour une centaine de sites d’information en ligne, de chaînes de radios et de télévisions.
La plupart des organes de presse de presse roulent au gré du gouvernement de manière voilée ou pas. La presse est principalement lue dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam, du fait des difficultés de distribution auxquelles font face les organes de presse. A l’exception des chaînes de radio internationales et du poste national, les autres fréquences n’ont qu’une portée régionale. Internet est moins censurée par le gouvernement, cependant, seul 1/5 de la population y a jusqu’ici accès. Il est par ailleurs le média d’avenir au Cameroun, car il s’impose de plus en plus dans l’univers médiatique, et ce grâce notamment à la démocratisation de l’accès à internet et aux terminaux mobiles.

Benjamin Mampuya, fondateur de Clipse, donne ses conseils sur le meilleur moment pour diffuser son communiqué vers l'Afrique

Les médias principaux

Cameroun

Malgré la prolifération de nouveaux organes de presse au Cameroun, tous n’ont pas la même importance en termes d’audience ou d’abonnés. La presse camerounaise reste dominée par les groupes médiatiques publics : la Crtv dans l’audiovisuel et la Sopecam dans la presse écrite. Le premier a été ouvert en 1985 et compte aujourd’hui, en plus du poste national (radio) et de la chaîne Tv Crtv, les chaînes thématiques Crtv News (information en continu), la Crtv Sport and Entertainment et un support en ligne, Crtv Web. En presse écrite, du fait de ses quelques 20 000 abonnés, Cameroon Tribune reste le produit phare de la Sopecam et le leader dans la presse imprimée. Il propose aussi d’autres supports spécialisés, précisément Nyanga (magazine people), Weekend Sport et Loisir (magazine culturel) et Cameroon Business Today (magazine de l’actualité économique).
Dans la presse privée, la chaîne la plus regardée est Equinoxe Tv, qui a également une radio et un journal imprimé. Il est suivi de Canal 2 internationale, chaîne généraliste aussi. Les radios les plus écoutées sont Radio Balafon et Radio Siantou (STV). Les noms de journaux les plus lus sont les quotidiens, notamment Mutations, Le jour, Le messager, les hebdomadaires Défis Actuels, L’œil du Sahel, l’Anecdote…Les médias en ligne les plus visités sont Journal du Cameroun, Camerou web, 237 online.com, Cameroon.be…Il y a beaucoup d'agences au Cameroun, les médias ont pour habitude d'être sollicité par les agences pour des conférences de presse et rédaction d'articles.

Spécificités RP

Cameroun

Les journalistes camerounais sont très accessibles via les terminaux mobiles, les réseaux sociaux WhatsApp et Twitter, mais aussi par email. Cependant, il existe au Cameroun comme dans de nombreux pays africain, la culture du per diem. Il s’agit de frais de reportage que les organisateurs d’évènements qui sollicitent des couvertures médiatiques donnent aux journalistes. Cette culture y est forte présente de sorte qu’à chaque couverture médiatique, le journaliste s’attend à recevoir entre 20 et 60 euros en moyenne.
Les communiqués selon l’importance qu’ils revêtent pour un organe de presse peuvent être exploités en plus d’être diffusés tels quels. Le journaliste traite généralement le communiqué une fois que le per diem lui est assuré. Pour les publi-rédactionnels ou les interviews d'entreprises ou de personnalités sur le web ou la presse, il n'y a pas vraiment de tarif, certains acceptent un simple per diem, davantage, entre 30 et 200 euros. Cette somme est plus importante lorsqu’il s’agit des chaînes de télévision, 250 à 800 euros en moyenne.

 
 
 
 

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