Afrique : sans médias, ni information ni communication



L’environnement des médias fait face à de nombreux défis, qui ne permettent pas toujours aux journalistes d'exercer d'une manière professionnelle et indépendante leur métier. Depuis quelques années, la révolution numérique engendre des changements de taille dans le monde de la presse : multiplication des canaux d’information, prolifération des fakes news, réseaux sociaux omniprésents, avènement des blogs… En Afrique comme dans le reste du monde, le métier de journaliste en subit de plein fouet les conséquences.



La digitalisation de l’information, un danger pour les journalistes ?


Entre les blogueurs qui s’improvisent journalistes et les médias en ligne qui fleurissent jour après jour, l’information est désormais gratuite partout et à tout heure. Le modèle économique sur lequel les médias se sont fondés pendant des années, en particulier la vente des supports papiers, s'effondre dans de nombreuses régions du monde. L’Afrique n’est pas épargnée. Si les changements technologiques créent de nouvelles opportunités et une pluralité d’information, ils engendrent aussi des menaces directes sur l’emploi et les conditions de travail des professionnels. Dans ce contexte, comment faire pour que les journalistes, garants de la transparence et de l’état de droit, puissent encore vivre de leur métier, en s’assurant des revenus et des conditions de travail décents ?

D’autant qu’en Afrique, c'est la double peine. Contrairement à d’autres régions du monde, dans la plupart des pays africains, aucun syndicat ou organisme n’existe pour soutenir les professionnels et obliger les médias à se référer à une base de salaire minimum et offrir un certain nombre de garanties aux journalistes.



Réinventer un métier


Le métier est-il en danger ou en voie de disparition ? Deviendra-t-il un loisir plutôt qu’une pratique professionnelle ? Ou pourra-t-il évoluer pour répondre aux contraintes de son temps ?

Pour faire face aux défis d’aujourd’hui, le monde de la presse doit se renouveler. D’une part, les médias ont intérêt à trouver nouveaux modèles pour rester compétitifs et continuer à attirer les annonceurs. D’autre part, les journalistes ont besoin dêtre mieux formés pour faire la différence, à travers des écoles reconnues par l’ensemble de la profession.

Car au-delà des journalistes, la révolution médiatique impacte tout notre système. Les façons de communiquer doivent forcément changer car le grand public ne “consomme” plus l’information de la même façon.



Une web-conférence sur le journalisme de demain en Afrique


Comment évolue le monde de la presse en Afrique, comment pérenniser le métier de journaliste et permettre aux professionnels d’en vivre décemment ? Quelle est la valeur de l’information en Afrique ? Comment faire passer de l’information au grand public dans ce contexte de digitalisation de la presse ? Comment communiquer et auprès de quels types de médias ? C’est pour évoquer toutes ces questions que Clipse organise, le 23 septembre, une web-conférence sur le thème : "Quel avenir pour le métier de journaliste en Afrique ? Face à la digitalisation de l’information, des modèles à réinventer."*


Des professionnels des médias viendront nous parler de leurs difficultés, leurs attentes et leurs idées pour faire perdurer un métier essentiel à toutes les sociétés. A très bientôt sur Clipse.me.

* lien pour participer à la web-conférence : https://site.evenium.net/4wt4b839/registration

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